Chapitre 4 : Le laboratoire technologique de la nuit debout.

Nous nous retrouvons au Black Trombone, rue Jules Vallès, pour
une réunion pleine d’énergie, où le débat navigue entre des questions techniques, pratiques et philosophiques.

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Nous avons hiérarchisé les besoins auquel devra répondre l’outil, par ordre de priorité :

  1. Besoin de s’exprimer, de se sentir faire partie du mouvement même à distance.
  2. Appuyer
    les problématiques qui nous tiennent à cœur et avoir une compréhension
    globale des préoccupations et des sujets bouillants.
  3. Débattre les idées exprimées, les faire évoluer de façon construite et compréhensible.
  4. Donner son positionnement de façon claire par rapport au sujet débattu, comprendre la diversité des opinions exprimées.

Nous décidons d’utiliser un concurrent open source de Stack Overflow
pour la nuit debout, car celui-ci répond au deux premiers besoins
listés. Nous choisissons de le modifier en fonction des retours de la
communauté. Mais comment amorcer une première adoption de l’outil, afin
d’en expérimenter les capacités à échelle réelle ?

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Un
atelier de réflexion collective a été mené place de la République le 18
avril, dont l’objectif était de tisser des liens entre les participants
et de faire émerger des propositions structurelles pour le mouvement
nuit debout. Après une présentation des règles du jeu par l’équipe
organisatrice, les 120 personnes se sont réparties en groupes de 30 pour
discuter des quatre thématiques proposées (objectifs et direction,
valeurs et vision, prise de décision et légitimité, fonctionnement en
interne). D’après les organisateurs, les retours ont été positifs, les
membres d’horizons différents n’ayant jusqu’à présent pas eu de cadre
suffisamment défini pour se rencontrer et construire ensemble un projet
commun.

Je propose de continuer l’atelier, mais cette fois-ci
avec une retranscription en direct de l’avancée des débats, via notre
plateforme adaptée au besoin de s’exprimer et d’appuyer les
problématiques qui nous tiennent à cœur. Les sujets soulevés par les
participants seront complétés, enrichis et discutés sur internet pendant
plusieurs jours par la communauté, avant le lancement d’un nouvel
atelier qui devrait pouvoir s’en servira comme d’une base de réflexion.

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Chapitre 3 : L’investiture de la France à la présidence du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert.

Je me suis rendu hier soir à l’hôtel Cassini, au 32 rue de Babylone,
pour participer à l’événement d’ouverture du PGO. Plusieurs ministres se
félicitent mutuellement des engagements pris et la participation du
citoyen à l’organisation du sommet en décembre, dont le programme reste à
co-écrire, main dans la main avec la société civile.

Le Partenariat pour un gouvernement ouvert est une initiative
multilatérale créée en 2011, qui rassemble aujourd’hui 69 pays membres
autour des grands principes du gouvernement ouvert : transparence et
intégrité de l’action publique, participation citoyenne et contribution
du numérique à cette ouverture.

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Dans
son discours, Axelle Lemaire parle d’un moment historique, d’une
refonte de l’État à un instant-clé où le citoyen questionne la
légitimité des décideurs
, et ne supporte plus d’être adressé sur un ton
péremptoire, ni d’être exclu du débat sous prétexte de ne pas disposer
de suffisamment de connaissances pour y participer. Dans ce contexte,
elle explique que la mission d’étalab et du SGMAP, mise à l’honneur avec
ce PGO, est d’objectiver la donnée, afin de la rendre exploitable par
la société civile et d’améliorer la capacité de celle-ci à prendre des
décisions.

“Nous entrons dans un nouveau
modèle économique, celui de la donnée, rendu possible grâce à la
dynamique
d’ouverture permise par l’État, dans lequel s’incluent l’open data,
l’open acces, l’open source et l’open algorithme. J’invite le
gouvernement et les institutions à une transparence totale et
exemplaire, en tant que pays à la présidence du PGO, pour encourager cet
économie et pour l’amélioration des relations entre pouvoir public et
citoyen.” L’État devient donc un créateur de réseau, et s’appuie sur les
communautés vibrantes de la société civile pour “hacker” la démocratie.

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Trois
ateliers collaboratifs sont proposés, avec des roulements toutes les 45
minutes, pour permettre aux participants d’en suivre deux.

Atelier sur le programme du Sommet :
Un appel à propositions sera ouvert permettant aux participants
(gouvernements et société civile) de proposer des conférences,
table-rondes et ateliers pour le sommet mondial. Une plateforme
contributive sera dévoilée à cette occasion. Les participants à cet
atelier pourront soumettre leurs premières propositions sur le site.

Atelier sur le hackathon prévu pendant le Sommet :
Un hackathon mondial aura lieu lors du sommet afin de proposer en
décembre une « boîte à outils » permettant de mettre en œuvre
concrètement les principes du gouvernement ouvert. Les participants à
cet atelier pourront réfléchir au format, à la méthodologie et au
contenu de ce hackathon.

Atelier sur la journée société civile (« CSO Day ») : Le PGO
prévoit l’organisation d’une journée d’échanges dédiée et organisée par
la société civile lors du sommet mondial. Les participants à cet atelier
pourront travailler sur le contenu de cette journée.

Le
Sommet mondial du PGO se tiendra en décembre, et d’ici là, plusieurs
ateliers seront organisés par la mission étalab pour inclure au maximum
la société civile dans son organisation. Une plateforme
à été développée, elle permet à tout un chacun de proposer des thèmes
et des intervenants, d’améliorer sa proposition en fonction des retours
des autres utilisateurs, puis de voter pour les meilleures idées, qui
seront ensuite étudiées par un jury mixte composé de membres du
gouvernement et de citoyens.

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Je discute avec Christian Leyrit,
président de la Commission Nationale du Débat Public, une institution
indépendante qui est au centre des concertations citoyennes sur
plusieurs grands projets (Notre-Dame des Landes, EuropaCity…). Il me
parle de l’initiative de concertation internationale mise en place pour préparer la COP21, et de l’action mise en place avec le SGMAP : les ateliers citoyens.
Nous réfléchissons à un thème pour le PGO : le contrôle des engagements
de l’État par le citoyen : Quelles méthodes, quels outils ?

Je
discute ensuite avec Emmanuel Raviart, directeur technique à étalab et
Benjamin Jean, directeur d’Open Law. J’apprends que le gouvernement est
en train de mettre en place un catalogue des civictech, qui recense les
outils numériques existants, l’objectif étant d’apposer un label
gouvernemental pour guider les collectivités vers un choix approprié et
en toute confiance. Un descriptif détaillé des fonctionnalité de chaque
logiciel, un guide d’utilisation, une certification éthique et un fil de
discussion et d’évaluation collaborative sera également mis en œuvre
sur la plateforme. Parallèlement, étalab développe avec une communauté
de citoyen un outil de civctech open source permettant entre autre de
faire de la consultation en ligne et du débat citoyen.

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Un hackathon sera
réalisé au PGO en décembre, conçu comme un prétexte pour faire se
rencontrer les acteurs recensés, pour qu’ils partagent leurs solutions et
favorisent l’interopérabilité entre celles-ci, beaucoup des outils
listés jusqu’à présent étant complémentaires.

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Dessin paru sur le blog de la mission étalab.


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Chapitre 2 : Exercice de la démocratie directe place de la République.

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crédit photo ERIC
CABANIS/AFP

Les
participants à la nuit debout ont développé un système de
communication silencieuse pour se faire comprendre sans interrompre
les débats. Je les interroge sur leurs pratiques numériques.

Trois
personnes de la commission Féministe.

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Les
outils utilisés :
“On utilise des framapad (ndlr bloc-note
collaboratif en ligne), mais c’est vite le bordel parce que chacun
rajoute ses commentaires. On n’en peut plus de la mailing list,
elle va nous tuer, il y a trop de remarques déplacées et pas
constructives.”

Trois
mots clés pour décrire l’outil rêvé :
“Accessible à tous
et en lien avec le débat physique. Avec une arborescence, c’est à
dire catégorisé par mot clé ou avec des rubriques.”

Lien
entre la commission physique et l’outil en ligne :
“L’intérêt
d’un outil de débat en ligne c’est d’éclairer sur une opinion plus
générale. On aimerait que ce qu’il se passe en ligne puisse être
guidé par ce qui a été dit sur la place pendant l’assemblée.”

Légitimité
du vote en ligne :
“On n’utilisera pas le mot vote mais
plutôt concertation, pour qu’il n’y ai pas de confusion”

Une
personne de la commission Démocratie.

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Sur
les outils utilisés :
“Moi je n’utilise rien, mais on m’a
parlé de Baztille, Loomio, Stigr et Ggouv.”

Trois
mots clés pour décrire l’outil rêvé :
“Retranscrire le
débat, permettre à ceux qui ne sont pas présent physiquement de
participer.”

Lien
entre la commission physique et l’outil en ligne :
“On
devrait avoir un aller-retour possible entre le débat en ligne et le
débat physique, que je considère comme étant plus constructif.
Pour voter un débat lancé en ligne, ou remettre en cause un vote
décidé en A.G. suite à de bons arguments avancés sur internet, on
préviendrait les gens de la prochaine commission pour qu’ils
puisse venir et voter.”

Légitimité
du vote en ligne :
“Le vote à proprement parler ne devrait
avoir de valeur qu’en situation physique.”

Une
personne de la commission Juridique.

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Sur
les outils utilisés :
“Wiki, adresse mail de contact, outil de
chiffrement.”

Trois
mots clés pour décrire l’outil rêvé :
“Outil de vote avec
une blockchain, espace collaboratif avec une gestion des droits (lire
/écrire /administrer). Permettre aux personnes qui ne sont pas
présentes de participer.”

Lien
entre la commission physique et l’outil en ligne :
“Tous ceux
qui se manifestent physiquement obtiendraient une clé (identifiant
ou carrément empreintes digitales) pour pouvoir voter en ligne. On
considère l’outil de vote en ligne comme une augmentation
quasi-simultanée de l’assemblée générale. : les votes seraient
clos le soir même.”

Légitimité
du vote en ligne :
“Il faut qu’il soit sécurisé pour être
légitime.”

Suite
à ces retours, nous établissons un scénario d’utilisation de la
solution développée pendant le hackathon au NUMA sous la forme
d’une bande dessinée. La scène se déroule en préambule au débat
sur la place, lorsque la personne en charge de l’animation énumère
les règles.

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Chapitre 1 : compte rendu du hackathon Open Democracy Now ! au NUMA.

Le Hackathon est une pratique
répandue en grande partie dans le monde de l’open source, qui
consiste à réunir et à faire travailler ensemble professionnels et
militants – qui se confondent souvent – au sein d’ateliers à thème
:

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Charte de la concertation : élaborer une charte impliquant l’organisme à l’origine de la concertation, l’utilisateur et un tiers responsable. Elle définit, avec
plusieurs degrés d’exigence, les conditions que doit remplir une
concertation en ligne en terme de transparence, de respect des
données, d’orientation… Tout cela détermine la validité légale
de son résultat. La charte va être finalisée à la suite du
hackathon et transmise aux différentes instances de l’État en
charge des processus collaboratifs en ligne.

CivicTest : élaborer un questionnaire
visant à mieux faire connaître les
principaux outils de CivicTech
de façon ludique, en sensibilisant l’utilisateur à la question de l’open source, et à la taille de sa communauté de développeur.

Texte de loi augmenté : créer un module permettant d’ajouter de
l’information paramétrique à un texte de loi pour mieux le comprendre
lorsqu’on le lit en ligne, et de visualiser les modifications apportées ou en cours. Organisé par le collectif #MaVoix.

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Développement d’un outil de suivi de décision pour les instances de la nuit debout : fournir
un outil numérique aux activistes de la place de la République, qui
ont un besoin urgent de prolonger leurs débats en ligne, et de les
ouvrir à l’opinion du plus grand nombre. Nous tentons de définir
les modifications minimales à apporter à des solutions
existantes : Loomio, Appgree, DemocracyOS, Discourse, WordPress.
Je
participe à cet atelier, que nous décidons de continuer dans un bar
après la fermeture du NUMA. Le projet est testable sur un très
grand nombre d’utilisateurs potentiels à courte échéance, et c’est
celui qu’il m’apparaît le plus pertinent de suivre pour la suite
de l’enquête.

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Chez Gégé

Ce
projet est un travail de deux mois à partir d’une réflexion initiée
avec l’office du tourisme de Montreuil autour du patrimoine graffiti
de la ville.

Les
terrains vagues sont des espaces d’expression libre et d’inspiration
pour les membres de la communauté du graffiti. On vient y prendre le
pouls de l’activité dans la ville : quels acteurs, quels styles,
quelles tendances ? Pour un cercle d’initiés, ils sont
d’importants carrefours culturels.

Il
est, pour autant, difficile d’imaginer un « musée du
graffiti ». Cette pratique éphémère, en mouvement perpétuel,
est par essence intimement liée à son contexte. La figer,
l’extraire de sa géographie, serait lui retirer son sens.

Je
tente de montrer une culture comme elle est dans sa pratique, sans
convoquer l’univers institutionnel du musée ou de l’exposition par
lequel on y accède traditionnellement.


Café Curto

Ce
projet représente quatre séances d’une demie journée.

Le
café Curto est très populaire, situé au centre de Rio, on y
pratique le prix libre. L’espace est organisé de manière à
favoriser la circulation des clients, lesquels viennent boire leur
café debout. Au pic d’affluence, l’équipe n’a pas le temps
d’indiquer le fonctionnement du système de prix libre, ni d’aider à
déterminer quelle est la juste contribution en rapport à ses
moyens.

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Les
seuls supports d’informations sont quatre tableaux noirs sur lesquels
est écrit à la craie dans le désordre ce qu’est la structure, son
fonctionnement, et comment contribuer. Des indications pratiques
complémentaires figurent sur des papiers scotché aux tables, ou sur
le mur.

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Je
part du principe que l’équipe du café est mieux placée que moi
pour apporter des solution concrète au problème de lisibilité, et
choisi d’être celui qui rendra possible leur éclosion.

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Je
rentre en contact avec l’équipe pour établir un partenariat
informel, dont le but est de les aider, en tant que designer, à
repenser leur fonctionnement. J’organise plusieurs workshops avec
l’équipe, qui liste les problèmes auxquels ils sont confrontés.
Suite à ça, je classifie les informations en colonnes ( prix libre,
identité, fonctionnement interne, aménagement de l’espace) et leur
demande de voter pour celle de laquelle ils veulent traiter.

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On
se concentre sur la problématique du prix libre, mal compris par
certains clients. Je note toutes les informations disponibles dans le
café, les imprime sur des cartes que je leur demande de
hiérarchiser. L’équipe va
utiliser ce classement pour guider les futurs travaux de
réaménagement.


Presque sexuel

En
tant que consommateur, je suis sans cesse soumis à une grande
variété de produits et de services, qu’il m’appartient d’étudier
pour être en mesure de choisir. Je vogue d’une proposition à une
autre, chacune ayant sa légitimité et son sens, mais l’ensemble,
mis bout à bout, n’étant qu’une succession de mondes distincts.

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Aller sur la page du projet !

L’usage,
la forme et la manipulation des signes me plongent dans une spirale
de laquelle il est difficile de m’extraire, car à cela s’ajoute une
complexité nouvelle : la mise en réseau.

Je
donne à vivre la frustration que créée la quête perpétuelle du
nouveau, je montre à quel point elle est omniprésente et influence
les moments vécus jusqu’à les rendre instantanément obsolètes.

Le
texte se lit exclusivement sur ordinateur sous la forme d’extraits
écrits dans la typographie par défaut du navigateur et connectés
entre eux par des liens hypertextes qui restent toujours bleu clairs,
comme si on ne les avait jamais ouvert.

Le
lecteur parcourt indéfiniment l’arbre des possibles, choisissant sa
destination frénétiquement comme dans un labyrinthe, ou un
supermarché, lisant de plus en plus vite en quête d’un texte encore
inconnu, la nouveauté se faisant de plus en plus rare.


La Gambadouille est mon épopée

Ce
projet n’a duré qu’un instant, il est complètement spontané.

Je
peins une fresque sur un mur abandonné, elle représente un
personnage en train d’effectuer la Gambadouille. J’écris ce mot
inventé volontairement pour intriguer les passants, jusqu’à ce que
quelqu’un m’en demande le sens. Comme j’exprime une philosophie
particulière, nous en débattons pour la définir, puis discutons de
sa validité avec d’autres riverains de la rue des Caillots.

Comme
dans tous mes dessins, le résultat de cette fresque est pour moi
autant l’interaction humaine créée que la matière plastique. Le
fait d’investir un mur qui ne m’appartient pas, de le marquer de
façon personnelle est parfois source de conflit, mais eux-même sont
source de débat et d’échange. J’apprécie particulièrement ce
médium pour cette raison.


Table à Wok

Ce
projet représente une semaine de workshop et quinze repas organisés
par une dizaine de personnes différentes.

À
l’ENSCI, il n’y a que 400 étudiants, et il n’est légalement pas
nécessaire d’y installer une cantine. Les différents groupes
d’étudiants, les professeurs, les membres de la pédagogie et le
personnel  n’ont pas d’espace commun pour se rencontrer.

Pour
la semaine d’intégration de la rentrée 2015, je prépare un
workshop destiné aux nouveaux entrants. Nous fabriquons un plan de
travail mobile sur lequel tout le monde peut ensuite cuisiner. Le but
est de transmettre aux nouveaux élèves la notion de bien commun à
l’ENSCI, et de leur donner un aperçu du fonctionnement de l’atelier
bois et des machines de l’école.

La
cuisine a surtout servi à faire partager des expériences culinaires
de pays étrangers. Les élèves en échanges ont préparé des plats
typiques de leur région, l’équipe revenant d’un workshop en
Thaïlande a servi les célèbres Pad Thai pour raconter leur voyage
de façon gustative.

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Dans
la continuité du projet, une cuisine a été mise en place par
d’autres étudiants, proposant des menus à thème de façon
ponctuelle.