Chapitre 2 : la table ronde

Dans le cadre du partenariat pour un gouvernement ouvert, l’État veut
mettre à disposition des collectivités territoriales et des mairies un
catalogue d’outils de concertation citoyenne facilement
déployables et gratuits. Nous nous réunissons dans les locaux d’Easter
Eggs, qui accueille notamment la fondation April pour le logiciel libre.

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L’objectif est de lister les caractéristiques techniques auxquelles
devront répondre les solution mises en ligne et approuvées par Étalab,
qui entend bien permettre aux porteur de projet de s’en sortir au niveau
de leur modèle économique tout en proposant une plateforme gratuite.
J’apprends l’existence de l’UGAP, l’union des groupements d’achats
publics, qui référence les offres pour lesquelles il n’est pas
nécessaire pour une collectivité de passer par l’appel d’offre
classique
. Cela permettrait aux porteurs de projets présents autour de
la table de bénéficier d’une situation privilégiée lorsqu’il s’agira de
facturer de la personnalisation et du support autour de leur plateforme
“gratuite”.

Le débat tourne surtout autour du fait que, pour le seul acteur autour
de la table dont la solution est propriétaire (Cap Collectif), un tel catalogue représente de la mise à disposition gratuite
là où lui vend des licences. Suite aux tensions “libre versus propriétaire”, la séance aboutie sur une liste provisoire des critères techniques qui sera à nouveau
débattue cette fois-ci dans les locaux de Cap Collectif, avec plus
d’acteurs propriétaires pour défendre leur modèle économique.

Paula Forteza d’Étalab fini par proposer un retour aux définition technique des termes génériques utilisés couramment : il s’agit de se détacher au maximum du sens symbolique qui se cache derrière chacun. L’organisateur doit inciter tous les participants à se justifier d’être motivé non pas par le sentiment d’appartenance à un courant de pensée, ou la sensation générée par une expression comme “logiciel libre” mais bien par une volonté de faire fonctionner l’outil de la façon la plus optimale pour le bien commun. L’ouverture à la discussion est gage de légitimité du propos, aussi bien entre des experts que dans la société civile en général.