Autour d’une table, à E.I.F.

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Réunion des acteurs concernés par l’appel projet résidents à EIF.

La réunion a pour but de se mettre d’accord sur ce qui sera défendu d’une seule voix par les personnes présentes autour de cette table, lors des réunions avec les promoteurs.

Autour de la table sont présents des acteurs du site des murs à pêches dans sa globalité, des membres du comité de pilotage du conseil de quartier, des organismes ayant répondu à l’appel à projet, et certains des acteurs économiques présents sur le site EIF. Le groupe ainsi constitué pense peser un poids auprès du jury dans le choix du projet, puisqu’il est dit dans l’appel à projet qu’il faut les inclure au maximum dans l’élaboration de la réponse.

Léon, de la Collecterie, qui fait partie de deux des trois groupements finalistes, dit n’avoir eu qu’un contact superficiel avec les mandataires, et ne pas connaitre une seule ligne des deux projets. Autour de la table, quatre autres personnes représentant des structures associatives membres de groupements confirment : il y a eu une seule réunion, dont l’objectif unique était de pouvoir dire : on a fait participer les acteurs locaux.

Le principal problème soulevé est la vente d’une parcelle classée, donc inconstructible, faisant passer la gestion de cet espace vert au privé. Les personnes autour de la table se questionnent : dans quel intérêt ? Comment peut-on envisager privatiser ce qui est appelé un “accès au site des murs à pêches” ? Quelles garanties avons-nous de la bonne gestion de cet espace sur le long terme, qui représente 1 hectare sur les 2 hectares vendus ?

Pascal Mage soutient qu’il ne faut en aucun cas construire sur du terrain non-bâti, mais ne s’oppose pas à la rénovation d’E.I.F. tant qu’il n’est pas financé par l’implantation de logements sur les parcelles encore vierges. Le président de l’entreprise E.I.F. ASTUTE, résident dans l’ouest parisien, propose d’envisager une rentabilité globale de l’activité sur le site des murs à pêches, pour éviter d’y voir pousser des immeubles. Cela passerait par de la location d’espace de culture, de l’artisanat et du tourisme.

J’ai la désagréable impression de gêner tout au long de la réunion, et en redescendant la rue, je discute avec Pascal de notre présence autour de la table. Nous comprenons que l’intérêt des acteurs économiques présents n’est pas la préservation des murs à pêches, mais de leur activité. Aussi, ils tentent de s’assurer la coopération de l’association des murs à pêches, qui a déjà fait bloquer de nombreux projets depuis 20 ans sur le site, de “desserrer le frein”.

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