Untitled

Um muro que eu fiz para Idelson, que nunca me pagou nada… Filho da mae !


Untitled

A pintura e o texto contam a encontra e a reencontra da Camila e do Fabio, hà vinte anos atrais no bar de Gomes na proximidade do muro.


Untitled

Je sculpte des poignées en terre dans le but de pouvoir les manipuler, de jauger leur force suggestive et de faire des croisements pour améliorer la forme finale du système d’enclenchement.


Untitled


Café Curto

Organisation
de l’information dans un café à prix libre.

image

Acteurs
et rôles

Joachim
Prompsy  – Designer à l’initiative du projet, organisation des
workshop.
L’équipe
du café Curto – Participation au workshop, réfexion commune.

Contexte

Le
café Curto est un café très populaire au centre de Rio qui
pratique le prix libre. L’espace est organisé de manière à
favoriser la circulation des personnes, lesquelles viennent boire
leur café debout. Au pic d’affluence, l’équipe de 5 personnes ne
peut souvent pas donner d’indication quant au fonctionnement du
système de prix libre, ni sur la façon dont le client peut juger
quelle serait la juste contribution en rapport à ses moyens.

Les
seuls outils pour comprendre comment fonctionne le lieu sont les
tableaux noirs sur lesquels des informations écrites à la craie
expliquent dans le désordre ce qu’est la structure, son histoire, et
comment contribuer. Des indications pratiques complémentaires
figurent ça et là sur des papiers scotché au bout des tables, ou
sur des bouts de murs. D’autre part, la communication du café ne se
différencie pas de celle des organismes qui laissent en dépôt
vente des friandises à prix fixe près de la table à contribution,
où l’incompréhension est la plus critique.

Problématique

Comment
rendre lisible le mode de fonctionnement d’un café à prix libre ?

Parti
pris

Je
part du principe que l’équipe du café est mieux placée que moi
pour apporter des solution concrète au problème, et choisi d’être
celui qui rendra possible leur éclosion.

Action

Je
rentre en contact avec l’équipe pour établir une sorte de
partenariat informel, dont le but est de les aider, en tant que
designer, à repenser leur fonctionnement. J’organise plusieurs
workshops avec l’équipe, qui liste les problèmes auxquels ils sont
confrontés. Suite à ça, je classifie les informations en colonnes
(communication /prix libre, communication /identité, fonctionnement
interne, aménagement de l’espace) et leur demande de voter pour
celle de laquelle ils veulent traiter.

On
se concentre sur la problématique du prix libre, mal compris par
certains clients. Je note toutes les informations disponibles dans le
café, les imprime sur des cartes que je leur demande de
hiérarchiser. J’en laisse également certaines vides pour leur
permettre de les remplir.

Méthodologie

Approche
pédagogique d’abord, pour faire comprendre le rôle que je veux
m’attribuer. Courtes
réunions étendues sur plusieurs semaines pour faire avancer le
workshop.

Observations

Expérimenter
une pratique d’encadrement plus que de création directe renvoie à
de nouvelles interrogations : quels outils ? Comment canaliser
notre envie d’aiguiller les décisions ? Comment attribuer de la
valeur à son travail tout en se mettant au même niveau que le
partenaire ?

Efforts
/ Résultat

Quatre
workshops d’une demie journée. Nous sommes arrivé à une liste
d’informations classées prioritaires. L’équipe va concrétiser les
choix prochainement avec le démarrage des travaux de réorganisations
qu’ils vont mener eux-même.


Table à Wok

Une
cantine participative aux ateliers saint-Sabin.

image

Acteurs
et rôles

Joachim
Prompsy –  Étudiant à l’initiative du projet, organisation du
workshop.

Contexte

À
l’ENSCI, il n’y a que 400 étudiants, et il n’est pas légalement pas
nécessaire d’y installer une cantine pour les étudiants. Comme il
n’y a aucun CROUS à proximité, les étudiants bénéficient d’une
réduction à la boulangerie la plus proche, et les semaines
chargées, nous mangeons beaucoup trop de sandwich. Malgré le nombre
d’élèves réduit, certains, notamment ceux qui sont en échange à
Paris, ont parfois du mal à s’intégrer. La cuisine est un excellent
moyen de se retrouver autour de valeurs communes, de faire partager
sa culture et d’échanger de façon informelle.

Problématique

Quelle
cuisine pour les ateliers saint-Sabin ?

Parti
pris

Je
veux permettre à qui le souhaite de préparer un repas pour les
autres.

Action

Pour
la semaine d’intégration de la rentrée 2015, j’ai préparé un
workshop de rentrée destiné aux nouveaux entrants. Nous avons
fabriqué un plan de travail mobile sur lequel tout le monde pourrait
ensuite cuisiner. Le but était de transmettre aux nouveaux élèves
la notion de bien commun à l’ENSCI, et de leur donner un aperçu du
fonctionnement de l’atelier bois et des machines de l’école. Nous
nous sommes également rendus à Aubervilliers pour récupérer des
matériaux à la Réserve des Arts.

Méthodologie

Faire
participer les futurs utilisateurs de l’objet à sa conception et à
sa fabrication. Remboursement
des frais engagés à la fabrication en vendant des repas sur la
table à wok.

Observations

La
cuisine a surtout servi à faire partager des expériences culinaires
de pays étrangers. Des élèves indienne ont préparé un dhal
typique de leur région, l’équipe d’étudiants revenant d’un
workshop en Thaïlande a cuisiné des pad thai, pour raconter leur
voyage.

Effort/
Résultat

1
semaine de workshop, 15 repas organisés par une dizaine de personnes
différentes. Dans la continuité du projet, une cuisine a été mise
en place par d’autres élèves, proposant des menus à thème de
façon ponctuelle.


Habilitation bois

image

Acteurs
et rôles

Joachim
Prompsy, Pierre Klein et Azra Sungü – Conception et réalisation
de l’objet.
Denis
Laville – Enseignant aux ateliers, encadrement du projet.

Action

Nous
avons conçu un objet entièrement démontable, composé de deux
cadres en bois massif et de lamelles de placage interchangeable, de
taille et d’épaisseur variable dans le but de tester les propriétés
du matériau en flexion. Nous sommes parti de bois brut pour le
cadre, qu’on a dégauchi puis raboté, passé à la scie circulaire
et à la toupie.


Empalhador da rua

Les
extrêmes de la société brésilienne.

image

Acteurs
et rôles

Joachim
Prompsy –  Peinture de rue.

Contexte

Une
grande majorité de la population brésilienne vit dans une situation
financière très précaire. Fraîchement débarqué, et ne parlant
pas la langue, je désire comprendre ce à quoi les personnes
concernées par ce problème commun se rattachent, qu’est-ce qui leur
donnent de l’espoir, qu’est-ce qui leur permet de garder leur dignité
et la volonté de s’en sortir malgré tout.

Passant
tous les jours par la même rue, une scène étrange retient à
chaque fois mon attention : des empailleurs de chaises
travaillent dans la rue, à même le sol d’un retour de trottoir –
certainement pour des questions stratégiques car ils bénéficient
d’une grande visibilité. À côté d’eux, un autre groupe d’hommes
semble refaire le monde à longueur de journée, mendiant de quoi
s’acheter des bières.

Problématique

Comment
initier un dialogue enrichissant dans une langue que je ne connais
pas ?

Parti
pris

J’utilise
la peinture comme porte d’entrée, pour faire naître une relation
entre mes interlocuteurs et moi, et je le met dans une situation où
il sera de toute façon nécessaire de débattre.

Action

J’ai
dessiné les personnes assises au pied du mur toute la journée :
un garçon qui répare et empaille des chaises, et un des homme
faisant partie du groupe qui s’y retrouve pour discuter. J’ai
dessiné des bulles de parole vides au dessus de chacun des
personnages, et j’ai demandé aux deux modèles de me dicter une
phrase à leur faire dire sur la fresque. Le garçon a commencé :
« Sans travail, tu n’es rien. » Cette assertion, violente
car indirectement adressée à l’autre homme, m’a choqué. Je l’ai
montrée à ce dernier qui a pris un quart d’heure à répondre :
« mais avec dieu, je suis tout.‘ »

J’ai
beaucoup appris sur le Brésil cette après-midi.

Méthodologie

J’ai
commencé à peindre les personnes présentent sans qu’elles ne s’en
rendent compte, et une fois qu’elles avaient compris le sujet de ma
fresque, nous avons engagé un dialogue, nourri par l’avis des
passants, leur donnant une raison de s’intéresser à eux, et eux de
s’intéresser à moi, me sentant légitime de leur poser des
questions, pour apprendre ce que j’avais à savoir.

Observations

Le
résultat de la fresque est pour moi autant l’interaction créée
sur le moment que le résultat graphique. Mon principal intérêt est
l’interaction humaine qu’elle créé, de confronter les expériences
et les personnalités des passants. Plus tard, j’ai compris qu’au
Brésil, le fait d’être dur avec quelqu’un n’est pas toujours
considéré comme un mal, car les brésiliens n’hésitent pas à
commenter et à juger les actions de chacun. Ici le message était en
réalité aussi plutôt bienveillant : l’enfant répétait la
doctrine de son père fermement, sur laquelle il mise sûrement son
avenir, pour que son voisin trouve un travail et s’en sorte.

Effort/
Résultat

Une
après-midi de travail. Cette fresque a eu un certain retentissement
dans le quartier, auprès de cette communauté et de la communauté
des graffeurs.