La place du marché

Ce
projet est le résultat de trois mois d’immersion à Rio, il a été
réalisé avec cinq étudiants à l’ESDI, suivi par Barbara
Szaniecki, l’association Sol et le Front International des Sans
Abris.

Depuis
les émeutes de 2014, où les manifestants demandaient que l’argent
dépensé dans la coupe du monde soit investi dans l’éducation et la
santé, Rio est en plein changement structurel. Une unité de police
a été créée pour réduire la misère visible, elle fonctionne sur
un principe de taxe. Sur les marchés de fruits et légumes, les
commerçants qui partent sans ranger sont dorénavant punis d’une
amende. Mais est-ce la meilleure méthode ?

Nous
concentrons notre enquête de terrain sur un marché précis, en
réalisant des interviews auprès des agents de la ville, des
commerçants, des clients et des associations déjà actives sur ces
questions. Experts dans leur domaine, ils pointent certains points de
frictions et émettent des propositions.

Nous
trions et hiérarchisons les solutions listées, avant de les mettre
en forme graphiquement et de recevoir un premier retour. À la suite
d’un vote, nous validons la piste d’une soupe distribuée à prix
libre dans un véhicule mobile.

Nous
avons ensuite formalisé notre proposition avec la création d’une
association fictive dont l’objet est de lutter contre le gaspillage
alimentaire et la misère sociale. « La place du marché » emploie
des personnes en situation de difficulté financière ou d’exclusion,
leur permet de rebondir en aidant la communauté.

Leur
rôle est de nouer des partenariats avec les marchands de fruits et
légumes, de réutiliser les invendus comestibles pour les cuisiner
et les revendre lors d’événements festifs et culturels. Un jeu de
société permet de discuter de façon informelle du problème du
gaspillage alimentaire et d’expliquer, d’améliorer action.