Untitled

Une grande partie de la population brésilienne vit dans une situation
financière très précaire. Fraîchement débarqué, je veux
comprendre ce à quoi les personnes concernées se rattachent.
Qu’est-ce qui leur donnent de l’espoir, qu’est-ce qui leur permet de
garder leur dignité et la volonté de s’en sortir ?

Passant
tous les jours par la même rue, une scène étrange retient mon
attention : des empailleurs de chaises travaillent dans la rue, à
même le sol d’un retour de trottoir – certainement pour la grande
visibilité dont ils bénéficient. À côté d’eux, un autre groupe
d’hommes semble refaire le monde à longueur de journée, mendiant de
quoi s’acheter des bières.

Je
représente personnes assises au pied du mur : un
garçon qui répare et empaille des chaises, et un des homme assis.
Je dessine des bulles vides au dessus de chacun, puis demande aux
modèles de me dicter une phrase à leur faire dire sur la fresque.

Le
garçon a commencé : « Sans travail, tu n’es rien. » Cette
assertion, violente car indirectement adressée à l’autre homme, m’a
choqué. Je l’ai montrée à ce dernier qui a pris un quart d’heure à
répondre : « Mais avec dieu, je suis tout. »

J’ai
beaucoup appris sur le Brésil, cette après-midi.

Uma parte impressionante da populaçao brasileira vive numa situaçao extremamente precaria. Durante o primeiro mes quando eu chego no Rio, eu quero saber qual sao as coisas que faz pessoal morar na dinidade, e daonde eles acharam suas vontade e esperença.

Passando cada dia por esse mesmo caminho, uma cena me attrapalha particulamente : empalhadores trabalhando na rua, provalmente por causa da visibilidade e da gratuidade no espaço publico, e perto deles, sentado no chao, um outro grupo de homems quem bebe cerveja, olhando a gente passar, pedindo dinheiro de vez en quando.

Eu represento dois personnagem, um é o empalhador e ou outro é o vagabundo, e decho um espaço para eles completar com uma frase. O primeiro a quem eu pedi é o moço que empalha, e ele fala : “sem trabalho, você nao é nada.” Eu acho isso muito agressivo, porque o homem no lado precisamente nao trabalha. Mas ele me olha escrever as palavras, pensa, e me fala a resposta : “mas com deus, eu sou tudo.”

Aprendi muito do brasil numa tarde.