Chapitre 2 : Exercice de la démocratie directe place de la République.

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crédit photo ERIC
CABANIS/AFP

Les
participants à la nuit debout ont développé un système de
communication silencieuse pour se faire comprendre sans interrompre
les débats. Je les interroge sur leurs pratiques numériques.

Trois
personnes de la commission Féministe.

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Les
outils utilisés :
“On utilise des framapad (ndlr bloc-note
collaboratif en ligne), mais c’est vite le bordel parce que chacun
rajoute ses commentaires. On n’en peut plus de la mailing list,
elle va nous tuer, il y a trop de remarques déplacées et pas
constructives.”

Trois
mots clés pour décrire l’outil rêvé :
“Accessible à tous
et en lien avec le débat physique. Avec une arborescence, c’est à
dire catégorisé par mot clé ou avec des rubriques.”

Lien
entre la commission physique et l’outil en ligne :
“L’intérêt
d’un outil de débat en ligne c’est d’éclairer sur une opinion plus
générale. On aimerait que ce qu’il se passe en ligne puisse être
guidé par ce qui a été dit sur la place pendant l’assemblée.”

Légitimité
du vote en ligne :
“On n’utilisera pas le mot vote mais
plutôt concertation, pour qu’il n’y ai pas de confusion”

Une
personne de la commission Démocratie.

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Sur
les outils utilisés :
“Moi je n’utilise rien, mais on m’a
parlé de Baztille, Loomio, Stigr et Ggouv.”

Trois
mots clés pour décrire l’outil rêvé :
“Retranscrire le
débat, permettre à ceux qui ne sont pas présent physiquement de
participer.”

Lien
entre la commission physique et l’outil en ligne :
“On
devrait avoir un aller-retour possible entre le débat en ligne et le
débat physique, que je considère comme étant plus constructif.
Pour voter un débat lancé en ligne, ou remettre en cause un vote
décidé en A.G. suite à de bons arguments avancés sur internet, on
préviendrait les gens de la prochaine commission pour qu’ils
puisse venir et voter.”

Légitimité
du vote en ligne :
“Le vote à proprement parler ne devrait
avoir de valeur qu’en situation physique.”

Une
personne de la commission Juridique.

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Sur
les outils utilisés :
“Wiki, adresse mail de contact, outil de
chiffrement.”

Trois
mots clés pour décrire l’outil rêvé :
“Outil de vote avec
une blockchain, espace collaboratif avec une gestion des droits (lire
/écrire /administrer). Permettre aux personnes qui ne sont pas
présentes de participer.”

Lien
entre la commission physique et l’outil en ligne :
“Tous ceux
qui se manifestent physiquement obtiendraient une clé (identifiant
ou carrément empreintes digitales) pour pouvoir voter en ligne. On
considère l’outil de vote en ligne comme une augmentation
quasi-simultanée de l’assemblée générale. : les votes seraient
clos le soir même.”

Légitimité
du vote en ligne :
“Il faut qu’il soit sécurisé pour être
légitime.”

Suite
à ces retours, nous établissons un scénario d’utilisation de la
solution développée pendant le hackathon au NUMA sous la forme
d’une bande dessinée. La scène se déroule en préambule au débat
sur la place, lorsque la personne en charge de l’animation énumère
les règles.

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