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crédit photo : Orane Jablonska

Des corps en noir et blanc, déséquilibrés, impossibles. Des ombres funambules qui témoignent de la silhouette qui les a peintes, en équilibre sur les hauteurs ou dans le creux d’un bas-fond. Composer dans l’espace urbain en tant que surface plastique ; prendre comme matière le plâtre, la brique, la rouille, une ancienne évacuation ou un tuyau qui sort du mur, sous un rebord de fenêtre. Le regard voit l’image apparaitre, l’oreille écoute le bâtiment parler, le corps peint.

Composer dans l’espace urbain en tant que territoire. S’arrêter dans un quartier, s’y promener, y installer des totems. Mettre sa force dans un mur en parpaing pour en imprégner la surface, lécher un métal lisse avec la pointe d’un pinceau, escalader l’infranchissable pour un geste gratuit. Habiter la ville qui nous appartient, la montrer comme une forme malléable, organique ; composée de nous. Court-circuiter l’organisation économique des espaces habités, les plans locaux d’urbanismes, la concertation.