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En haut : Fumée qui danse, offrande au dieu jamaïcain des objets vaporeux.

En bas:  Lundi matin, du café dans mon estomac.


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Lundi matin, le café dans mon estomac.


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J’ai retrouvé ces vieux dessins, qui résultent de mes facéties à Montreuil.


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Desenho que eu fiz com Zoé na casa completamente quebrada do meus amigos brasileiros

(eu levo ela pra qualquer lugar !). O cara ficou sem graça, olhando o muro. Entao, eu amo essa creatura… Que pena !


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Avis à la RATP : je ne suis pas l’auteur de ce sacanagem. Cutter sur papier publicitaire, le passant complète l’action en déchirant la contre-forme.


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Dans le métro, puisque je ne peux pas vous parler, inconnus !


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Mixture de gens, dessins d’instants présents, qui disparaissent.


Chapitre 4 : Le laboratoire technologique de la nuit debout.

Nous nous retrouvons au Black Trombone, rue Jules Vallès, pour
une réunion pleine d’énergie, où le débat navigue entre des questions techniques, pratiques et philosophiques.

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Nous avons hiérarchisé les besoins auquel devra répondre l’outil, par ordre de priorité :

  1. Besoin de s’exprimer, de se sentir faire partie du mouvement même à distance.
  2. Appuyer
    les problématiques qui nous tiennent à cœur et avoir une compréhension
    globale des préoccupations et des sujets bouillants.
  3. Débattre les idées exprimées, les faire évoluer de façon construite et compréhensible.
  4. Donner son positionnement de façon claire par rapport au sujet débattu, comprendre la diversité des opinions exprimées.

Nous décidons d’utiliser un concurrent open source de Stack Overflow
pour la nuit debout, car celui-ci répond au deux premiers besoins
listés. Nous choisissons de le modifier en fonction des retours de la
communauté. Mais comment amorcer une première adoption de l’outil, afin
d’en expérimenter les capacités à échelle réelle ?

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Un
atelier de réflexion collective a été mené place de la République le 18
avril, dont l’objectif était de tisser des liens entre les participants
et de faire émerger des propositions structurelles pour le mouvement
nuit debout. Après une présentation des règles du jeu par l’équipe
organisatrice, les 120 personnes se sont réparties en groupes de 30 pour
discuter des quatre thématiques proposées (objectifs et direction,
valeurs et vision, prise de décision et légitimité, fonctionnement en
interne). D’après les organisateurs, les retours ont été positifs, les
membres d’horizons différents n’ayant jusqu’à présent pas eu de cadre
suffisamment défini pour se rencontrer et construire ensemble un projet
commun.

Je propose de continuer l’atelier, mais cette fois-ci
avec une retranscription en direct de l’avancée des débats, via notre
plateforme adaptée au besoin de s’exprimer et d’appuyer les
problématiques qui nous tiennent à cœur. Les sujets soulevés par les
participants seront complétés, enrichis et discutés sur internet pendant
plusieurs jours par la communauté, avant le lancement d’un nouvel
atelier qui devrait pouvoir s’en servira comme d’une base de réflexion.

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Chapitre 3 : L’investiture de la France à la présidence du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert.

Je me suis rendu hier soir à l’hôtel Cassini, au 32 rue de Babylone,
pour participer à l’événement d’ouverture du PGO. Plusieurs ministres se
félicitent mutuellement des engagements pris et la participation du
citoyen à l’organisation du sommet en décembre, dont le programme reste à
co-écrire, main dans la main avec la société civile.

Le Partenariat pour un gouvernement ouvert est une initiative
multilatérale créée en 2011, qui rassemble aujourd’hui 69 pays membres
autour des grands principes du gouvernement ouvert : transparence et
intégrité de l’action publique, participation citoyenne et contribution
du numérique à cette ouverture.

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Dans
son discours, Axelle Lemaire parle d’un moment historique, d’une
refonte de l’État à un instant-clé où le citoyen questionne la
légitimité des décideurs
, et ne supporte plus d’être adressé sur un ton
péremptoire, ni d’être exclu du débat sous prétexte de ne pas disposer
de suffisamment de connaissances pour y participer. Dans ce contexte,
elle explique que la mission d’étalab et du SGMAP, mise à l’honneur avec
ce PGO, est d’objectiver la donnée, afin de la rendre exploitable par
la société civile et d’améliorer la capacité de celle-ci à prendre des
décisions.

“Nous entrons dans un nouveau
modèle économique, celui de la donnée, rendu possible grâce à la
dynamique
d’ouverture permise par l’État, dans lequel s’incluent l’open data,
l’open acces, l’open source et l’open algorithme. J’invite le
gouvernement et les institutions à une transparence totale et
exemplaire, en tant que pays à la présidence du PGO, pour encourager cet
économie et pour l’amélioration des relations entre pouvoir public et
citoyen.” L’État devient donc un créateur de réseau, et s’appuie sur les
communautés vibrantes de la société civile pour “hacker” la démocratie.

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Trois
ateliers collaboratifs sont proposés, avec des roulements toutes les 45
minutes, pour permettre aux participants d’en suivre deux.

Atelier sur le programme du Sommet :
Un appel à propositions sera ouvert permettant aux participants
(gouvernements et société civile) de proposer des conférences,
table-rondes et ateliers pour le sommet mondial. Une plateforme
contributive sera dévoilée à cette occasion. Les participants à cet
atelier pourront soumettre leurs premières propositions sur le site.

Atelier sur le hackathon prévu pendant le Sommet :
Un hackathon mondial aura lieu lors du sommet afin de proposer en
décembre une « boîte à outils » permettant de mettre en œuvre
concrètement les principes du gouvernement ouvert. Les participants à
cet atelier pourront réfléchir au format, à la méthodologie et au
contenu de ce hackathon.

Atelier sur la journée société civile (« CSO Day ») : Le PGO
prévoit l’organisation d’une journée d’échanges dédiée et organisée par
la société civile lors du sommet mondial. Les participants à cet atelier
pourront travailler sur le contenu de cette journée.

Le
Sommet mondial du PGO se tiendra en décembre, et d’ici là, plusieurs
ateliers seront organisés par la mission étalab pour inclure au maximum
la société civile dans son organisation. Une plateforme
à été développée, elle permet à tout un chacun de proposer des thèmes
et des intervenants, d’améliorer sa proposition en fonction des retours
des autres utilisateurs, puis de voter pour les meilleures idées, qui
seront ensuite étudiées par un jury mixte composé de membres du
gouvernement et de citoyens.

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Je discute avec Christian Leyrit,
président de la Commission Nationale du Débat Public, une institution
indépendante qui est au centre des concertations citoyennes sur
plusieurs grands projets (Notre-Dame des Landes, EuropaCity…). Il me
parle de l’initiative de concertation internationale mise en place pour préparer la COP21, et de l’action mise en place avec le SGMAP : les ateliers citoyens.
Nous réfléchissons à un thème pour le PGO : le contrôle des engagements
de l’État par le citoyen : Quelles méthodes, quels outils ?

Je
discute ensuite avec Emmanuel Raviart, directeur technique à étalab et
Benjamin Jean, directeur d’Open Law. J’apprends que le gouvernement est
en train de mettre en place un catalogue des civictech, qui recense les
outils numériques existants, l’objectif étant d’apposer un label
gouvernemental pour guider les collectivités vers un choix approprié et
en toute confiance. Un descriptif détaillé des fonctionnalité de chaque
logiciel, un guide d’utilisation, une certification éthique et un fil de
discussion et d’évaluation collaborative sera également mis en œuvre
sur la plateforme. Parallèlement, étalab développe avec une communauté
de citoyen un outil de civctech open source permettant entre autre de
faire de la consultation en ligne et du débat citoyen.

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Un hackathon sera
réalisé au PGO en décembre, conçu comme un prétexte pour faire se
rencontrer les acteurs recensés, pour qu’ils partagent leurs solutions et
favorisent l’interopérabilité entre celles-ci, beaucoup des outils
listés jusqu’à présent étant complémentaires.

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Dessin paru sur le blog de la mission étalab.


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