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Fresque réalisée à la cité Chevaleret dans le cadre d’un programme de la mairie du 13e arrondissement de Paris, en partenariat avec la MJC et l’association Art Exprim’. Elle représente une ville fantastique au dessus de laquelle s’élève la cité représentée par la figure du cheval. Le C dessiné par la deuxième main est un signe de reconnaissance dans le quartier. On a peint une façade sans vraiment avoir d’interaction avec les habitants de cette cité confinée, où les pouvoirs publics n’arrivent pas à remédier au fort taux de chômage des jeunes et aux problèmes de violence. J’espère retourner y prochainement pour voir si la peinture peut être un moyen pour les jeunes de sortir du bâtiment.

Um muro realisado no bairro Chevaleret, pelo programa cultural da prefeitura de Paris, com o apoyo da associaçao “Art exprim” e da Casa dos Jovens e da Cultura. Representa uma cidade fantastica daquela sai um cavalo, animal symbolico do lugar. O “C” que desenha a secunda mao é um sinal usado pelos moradores, e tambem fica pra representar o bairro, qual sofre dum forte desemprego dos jovens, e de problemos de violencia. Pintemos uma parede sem ter muita interaçoes com a comunidade local, mas eu quero voltar para ver se essa forma de arte pode fazer os adolecentes sair do bairro aonde as instituçoes nao conseguirem.


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Tu prends une dizaine de personnes, tu les mets dans le métro.


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En haut : Fumée qui danse, offrande au dieu jamaïcain des objets vaporeux.

En bas:  Lundi matin, du café dans mon estomac.


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J’ai retrouvé ces vieux dessins, qui résultent de mes facéties à Montreuil.


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Desenho que eu fiz com Zoé na casa completamente quebrada do meus amigos brasileiros

(eu levo ela pra qualquer lugar !). O cara ficou sem graça, olhando o muro. Entao, eu amo essa creatura… Que pena !


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Dans le métro, puisque je ne peux pas vous parler, inconnus !


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Mixture de gens, dessins d’instants présents, qui disparaissent.


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Une grande partie de la population brésilienne vit dans une situation
financière très précaire. Fraîchement débarqué, je veux
comprendre ce à quoi les personnes concernées se rattachent.
Qu’est-ce qui leur donnent de l’espoir, qu’est-ce qui leur permet de
garder leur dignité et la volonté de s’en sortir ?

Passant
tous les jours par la même rue, une scène étrange retient mon
attention : des empailleurs de chaises travaillent dans la rue, à
même le sol d’un retour de trottoir – certainement pour la grande
visibilité dont ils bénéficient. À côté d’eux, un autre groupe
d’hommes semble refaire le monde à longueur de journée, mendiant de
quoi s’acheter des bières.

Je
représente personnes assises au pied du mur : un
garçon qui répare et empaille des chaises, et un des homme assis.
Je dessine des bulles vides au dessus de chacun, puis demande aux
modèles de me dicter une phrase à leur faire dire sur la fresque.

Le
garçon a commencé : « Sans travail, tu n’es rien. » Cette
assertion, violente car indirectement adressée à l’autre homme, m’a
choqué. Je l’ai montrée à ce dernier qui a pris un quart d’heure à
répondre : « Mais avec dieu, je suis tout. »

J’ai
beaucoup appris sur le Brésil, cette après-midi.

Uma parte impressionante da populaçao brasileira vive numa situaçao extremamente precaria. Durante o primeiro mes quando eu chego no Rio, eu quero saber qual sao as coisas que faz pessoal morar na dinidade, e daonde eles acharam suas vontade e esperença.

Passando cada dia por esse mesmo caminho, uma cena me attrapalha particulamente : empalhadores trabalhando na rua, provalmente por causa da visibilidade e da gratuidade no espaço publico, e perto deles, sentado no chao, um outro grupo de homems quem bebe cerveja, olhando a gente passar, pedindo dinheiro de vez en quando.

Eu represento dois personnagem, um é o empalhador e ou outro é o vagabundo, e decho um espaço para eles completar com uma frase. O primeiro a quem eu pedi é o moço que empalha, e ele fala : “sem trabalho, você nao é nada.” Eu acho isso muito agressivo, porque o homem no lado precisamente nao trabalha. Mas ele me olha escrever as palavras, pensa, e me fala a resposta : “mas com deus, eu sou tudo.”

Aprendi muito do brasil numa tarde.


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Um muro que eu fiz para Idelson, que nunca me pagou nada… Filho da mae !